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  Psychologie/psychiatrie .

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MessageSujet: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:44







Toujours culpabiliser l’autre lorsque l’on est soi-même responsable : comment contrecarrer cette "méthode" bien perverse mais devenue si fréquente.

Nombre d'entre nous aimeraient avoir une baguette, un philtre ou un pouvoir magique afin que ceux auxquels ils s'adressent se passionnent pour leurs propos, leur personnalité, ce qu'ils font ou les domaines auxquels ils souhaiteraient les intéresser. Combien aimeraient connaître la méthode idéale pour séduire, convaincre et persuader ? Pourtant la réponse à la question "Comment fasciner ?" n'a été que rarement explicitée. Extrait de "Le pouvoir de fascination. Les secrets de la séduction" de Jacques H. Paget, publié aux éditions Plon. 2/2



À l’échelle individuelle, évitez désormais de donner prise à tout sentiment de culpabilité. C’est notamment le cas dans les entreprises où le harcèlement d’un salarié a pour but de le rendre insidieusement coupable pour le ou la faire « craquer», et n’est pas le résultat de véritables pressions qui pourraient être plus manifestes, et donc plus aisément prouvables. Le système le plus retors consiste au contraire à culpabiliser la personne en estimant qu’elle ne met pas assez d’énergie dans son travail, à l’interroger sur la façon dont elle envisage de compenser ses manquements ou d’atteindre ses objectifs, ou de trouver qu’elle ne s’intègre pas assez à l’équipe, qu’elle participe trop peu à la vie de l’entreprise...

La culpabilisation est le moyen d’obtenir toutes les faveurs de ceux qui sont sincères par ceux qui ne le sont pas. En effet, les reproches portent encore mieux sur ceux qui sont de bonne foi et de bonne volonté. Celui qui sait qu’il ne fait rien et que ces reproches sont mérités n’éprouve aucun remords ou ne ressent pas la culpabilité : il est conscient qu’il est en tort et cela lui est égal. En revanche, celui qui fait de son mieux et ne compte pas ses heures ne comprend pas le sens des critiques et verse dans la paranoïa, croyant que tout est sa faute, surtout si les reproches concernent son attitude. Il va donc chercher tous les moyens de montrer que celui qui le juge insincère se trompe. Et les preuves apportées seront toujours considérées comme insuffisantes par le manipulateur tant qu’il n’aura pas obtenu ce qu’il veut de cette personne, soit des faveurs particulières, soit son départ, entre autres éventualités.

Pour contrecarrer cette «méthode » bien perverse mais si fréquente dans tous les univers de nos jours, il convient de rester « stoïque ». Le moyen en est simple : c’est un renversement de la charge de la preuve. Il vous suffit pour cela de faire la distinction entre accusation et culpabilisation.

Si vous constatez que quelqu’un cherche à vous culpabiliser, demandez-lui très simplement et très directement, les yeux dans les yeux : «Est-ce une accusation? Vous voulez m’accuser de ne pas bien faire ce que je fais ? »

Si la personne répond «oui», demandez-lui alors d’en apporter la preuve. Il lui sera alors difficile de le faire s’il est de mauvaise foi, ce qui est presque toujours le cas. Si elle répond «non», alors dites-lui de ne plus vous importuner et de vous laissez faire votre travail. Et continuez d’agir comme vous l’entendez.

Si l’on vous accuse manifestement, c’est à celui qui vous accuse d’apporter les preuves de son accusation. Laissez faire. Cela n’ira jamais loin. Si on vous culpabilise, on estime généralement, et vous estimerez implicitement, que c’est à vous d’apporter la preuve du contraire. Ne le faites pas. Jamais. Car sinon, vous démontrez implicitement que vous reconnaissez au minimum le fait d’être redevable. Donc que l’accusation est fondée, alors qu’en fait l’accusation n’avait aucune preuve. Si vous ne modifiez pas votre attitude, la preuve pour celui qui vous accuse sera nettement plus difficile à apporter. Bien faire cette différence vous permettra de vivre beaucoup mieux.

Dans la plupart des situations, on cherchera à vous culpabiliser. Ne vous en faites pas. Et laissez glisser sans vous préoccuper de quoi que ce soit à cet égard. Car apporter les preuves nécessaires à une accusation demande beaucoup plus d’engagement, de volonté et d’énergie. Et la plupart des manipulateurs sont paresseux, sinon ils ne penseraient pas à manipuler autrui pour tout obtenir sans se fatiguer.

Cela est tout aussi vrai sur le plan politique. La culpabilisation est aujourd’hui le moyen le plus utilisé pour asservir les citoyens et les forcer à agir et à payer leurs impôts sans réfléchir ou demander des comptes. Ceux qui parlent de « complot planétaire » ou de «théorie du complot» veulent, en réalité, parler du problème de la « culpabilisation des citoyens ». Mais ils se trompent de terminologie. Car le formatage des cerveaux de plus en plus d’êtres humains est si profond que bien peu de personnes perçoivent que le monde est de plus en plus asservi par la peur et le sentiment de culpabilité. Dans les pays occidentaux, tout enfant qui vient de naître est déjà redevable de plus ou moins deux mille euros pour une dette étatique à laquelle il n’a jamais contribué. Personne, hormis les responsables politiques et administratifs en fonction, ne peut être tenu responsable des erreurs économiques et financières qui ont conduit les pays occidentaux dans les situations désastreuses où ils se trouvent aujourd’hui. Mais il est plus simple de déclarer que tout cela est de la responsabilité des citoyens et que c’est à eux de payer. Les affaires Tapie contre le Crédit Lyonnais et Jérôme Kerviel contre la Société générale sont des illustrations parfaites de ce principe : toujours culpabiliser l’autre lorsque l’on est soi-même responsable.

Les politiques « écologiques » utilisent le même procédé en faisant peser sur les citoyens du monde la responsabilité des modifications climatiques et les phénomènes de pollution. Dans les faits, les dérèglements climatiques que nous observons ont des origines cosmiques qui dépassent de très loin la taille infinitésimale de l’être humain sur la planète Terre, et la pollution des grands centres urbains par la circulation automobile représente à peine 30 % face aux émanations dues au charbon utilisé pour les productions industrielles qui, afin de délivrer des millions de produits, y compris des produits écologiques tels que les éoliennes, diffusent dans l’atmosphère des particules polluantes qui ne sont plus chassées avec la même efficacité que par le passé en raison de la modification des vents de très haute altitude. À cause des modifications climatiques. La boucle est bouclée. Mais comme il est impossible de revenir en arrière, de stopper une consommation outrancière de produits industriels sans déséquilibrer des économies étatiques et faire courir le risque de conflits militaires en mettant des millions de personnes au chômage et dans la précarité, il est plus simple de culpabiliser les citoyens et d’en faire de bons petits soldats capables de trier leurs déchets pour se déculpabiliser. Alors que nos ordures finissent toutes dans les mêmes incinérateurs, générateurs de pollution faute de personnel suffisant pour en contrôler le tri, car ce serait un coût de main d’œuvre bien trop élevé par rapport au profit. De même, faire rouler les voitures à trente kilomètres/heure dans des embouteillages hyper polluants, provoqués pour tenter de dissuader leurs propriétaires de les utiliser tandis que leurs autoradios diffusent essentiellement des publicités pour des marques automobiles afin d’inciter les conducteurs à l’achat de nouvelles voitures, est aberrant. «Ça tourne pas rond dans ma p’tite tête !», comme le chantait Odette Laure sur des paroles de Francis Blanche.

Le phénomène de culpabilisation se constate aisé- ment, à condition de ne pas être trop formaté, par le nombre grandissant d’interdits dans les organisations sociales du xxie siècle. Interdiction de boire, de fumer, de rouler vite, de manger trop, de stationner, et toutes les obligations administratives qui ne font qu’imposer et contraindre sans jamais offrir désormais davantage de libertés. Et le phénomène de culpabilisation est si puissant sur les individus que nous sommes qu’il nous empêche même de réagir et de revenir au magnifique slogan inventé par le regretté Jean Yanne et repris par les manifestants de Mai 68 : «Il est interdit d’interdire !» Ce sentiment de culpabilité est également largement utilisé dans les techniques d’envoûtement, pour empêcher toute action positive de la part de celui ou celle sur qui on l’exerce.


Extrait de "Le pouvoir de fascination. Les secrets de la séduction" de Jacques H. PAGET, publié aux éditions Plon.



http://www.atlantico.fr/decryptage/toujours-culpabiliser-autre-lorsque-on-est-soi-meme-responsable-comment-contrecarrer-cette-methode-bien-perverse-mais-devenue-3116280.html?yahoo=1


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:47

Paranoïa : les signes qui ne trompent pas !

"Il est complètement parano !" Passé dans le langage courant, le terme de paranoïa a perdu de son sens. Car il s'agit bel et bien d'un trouble de la personnalité qui peut conduire à une dangerosité pour soi ou pour autrui. Voisins, amis, collègues, parents... Repérez les signes de cette psychopathologie touchant deux fois plus les hommes que les femmes.

La surestimation de soi

L'une des caractéristiques de la personnalité paranoïaque c'est le sentiment d'avoir raison contre le monde entier. Une attitude qui, souvent, s'organise pour se défendre d'atteintes narcissiques graves ou répétées pendant l'enfance.

Les signes : Orgueilleux voire mégalomane, le paranoïaque peut, s'il a du pouvoir, ériger un système qui lui permettra de prendre le contrôle sur les autres de façon à leur imposer ses vues. Beaucoup des grands dictateurs de l'Histoire étaient aussi de grands paranoïaques. D'autre part, les sujets présentant une paranoïa de forme "sensitive" ont, eux, au contraire tendance à la dévalorisation : ils ont souvent l'impression que l'on se moque d'eux ou qu'on les méprise et en chercheront la preuve dans les gestes, attitudes, mimiques de leur entourage.

La jalousie

La jalousie est l'un des grands signes de la paranoïa.

Les signes : Elle peut se manifester à l'égard de collègues supposés recevoir un meilleur traitement, de frères et sœurs vécus comme mieux aimés par les parents (ce qui est notamment réactivé au moment des héritages). Mais la relation amoureuse est le domaine dans lequel la jalousie paranoïaque va se déployer avec le plus d'ampleur. Pour le conjoint de ces personnalités difficiles, la vie peut vite devenir un enfer car il aura beau multiplier les preuves de sa bonne foi, jamais il n'est cru et tout regard ou geste avec autrui peut être pris pour un signe de connivence.

Le goût pour la procédure

Sûr de son bon droit et de son jugement, le paranoïaque est enfermé dans ses convictions.

Les signes : Rigide et autoritaire, il est imperméable à l'argumentation d'autrui. Et, lorsque l'on tente de lui prouver qu'il a tort, ou pire, s'il est contredit ou débouté, qui plus est devant un tiers, sa rancune sera tenace. Par ailleurs, il entre facilement dans ce que les psychiatres appellent "le délire de revendication" : il intente des procès, inonde les administrations de lettres recommandées, ses voisins de lettres de menace, bref réclame justice. Et, dans la mesure où son intelligence est en général intacte, son argumentation s'appuiera sur un raisonnement d'apparence logique et volontiers nourri par des textes de loi.

La persécution

Paranoïa ethymologiquement signifie "penser à côté". Pour le paranoïaque, l'autre est forcément menaçant.

Les signes : Il va interpréter les moindres faits et gestes de son entourage dans le sens d'une persécution ou d'une hostilité à son égard (c'est ce que les psychiatres nomment "délire interprétatif"). Les idées délirantes peuvent aller de l'impression qu'il est l'objet de menaces ou de spoliation, à la conviction d'être contrôlé par des forces supérieures et malfaisantes, en passant par le racisme : l'étranger est alors vécu comme envahissant son espace, le dépossédant de ses droits voire de ses biens. Toutefois son discours paraît si logique et rationnel qu'il peut convaincre et il faut parfois longtemps avant que l'entourage prenne conscience du problème.

L'érotomanie ou délire amoureux

Il s'agit d'une forme particulière de la paranoïa.

Les signes : Le sujet (la plupart du temps une femme) est persuadé d'être aimé par une personne (le plus souvent, un homme célèbre ou dans une position de pouvoir : personne célèbre, médecin, prêtre, etc). Chacun des faits et gestes de cet "élu" sera alors interprété comme un signe adressé. Après une phase d'espoir, la soi-disant bien-aimée, se sent abandonnée, sombre petit à petit dans le désespoir puis dans la rancune, ce qui peut la pousser à des actes de violence contre l'objet de sa flamme, son entourage voire contre elle-même.

La difficulté du soin

Le paranoïaque, par définition, ne fera pas la démarche de consulter puisque, si problème il y a, il ne peut pas venir de lui, de son comportement, mais des autres. Il peut y être amener à la suite d'un effondrement lié à un deuil ou au bout des longues démarches juridiques infructueuses. D'autre part, la relation thérapeutique est basée, avant tout, sur la confiance, ce qui rend ce lien très compliqué à instaurer avec ce type de personnalité : souvent la thérapie de groupe est préférée à la thérapie individuelle. La prise en charge de la paranoïa reste extrêmement difficile et la grande majorité des personnes touchées (0,5 à 2,5% de la population) n'est pas suivie.

Sources
Remerciement au docteur Jean-Yves Cozic, président de l'association française de psyhiatrie
www.psychiatrie-francaise.com[/color]

http://www.medisite.fr/troubles-psychologiques-paranoia-les-signes-qui-ne-trompent-pas.353869.107.html


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:48

Le syndrome de Procuste

Le Syndrome de Procuste est un mal très répandu aujourd'hui qui frappe les personnalités qui proclament leur cartésianisme comme d'autres leurs conquêtes sexuelles. Il se caractérise par l'atrophie de l'imagination et de la créativité, par une incapacité à penser de manière analogique et par une tendance à vouloir tout "formater" selon leurs propres critères, sous couvert d'un prétendu rationalisme. La Raison, la Science et la Vérité sont souvent pris en otage par ces individus psychologiquement hyperrigides.

Le syndrome de Procuste tire son nom de ce célèbre aubergiste de la mythologie grecque qui allongeait de force ceux parmi ses hôtes qui ne rentraient pas dans le lit qu'il leurs proposait, et qui coupait les membres de ceux qui en dépassait. Ce mythe illustre parfaitement cette tendance universelle à déformer (ou nier) des faits pour les faire concorder avec une orthodoxie rationnelle ou religieuse.

Les nouveaux Procustes sont souvent, mais pas obligatoirement, gestionnaires, comptables, administrateurs, religieux ou scientifiques. Ils exercent leur pouvoir tyrannique dans les administrations ou les grandes entreprises, au sein desquelles leur tendance à vouloir jouer les petits-chefs peut amplement s'exprimer. Autoritaires et castrateurs, ils abusent de leur position dominante en obligeant leurs subordonnés à "rentrer dans le rang". Ils usent de la critique en abondance car ils veulent toujours avoir raison et forcer les autres à accepter leurs arguments. La mauvaise foi est ainsi une seconde nature pour ce type d'individus. Ils se targuent de posséder une logique à toute épreuve, même quand les faits leurs donnent tort. Leur propension à déformer ou nier la vérité les rend dogmatique et parfois dangereux. Ceux qui s'opposent à eux ou mettent en doute leur rationnalité courent le risque d'être psychologiquement excommuniés, intellectuellement discrédités et socialement persécutés.


https://www.paradigme.ch/pages/procuste.html


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:50



Je suis trop autoritaire

Si énoncer ses désirs et savoir dire non permet d’exister en société, imposer son point de vue et exiger la soumission à nos décisions relève de l’abus de pouvoir. Comment s’explique cette tendance à se comporter en dictateur ?

Pourquoi ?

C’est le grand retour de l’autorité. Parents, psys, profs, tout le monde en parle. « Cette valeur est indispensable, puisque c’est sur elle que se fondent, en grande partie, l’organisation sociale et les relations humaines », rappelle Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute. Mais elle n’a de sens que si elle est liée à celle de respect. Mettre des limites à un enfant, c’est l’aider à se construire. Faire usage de la menace et contrôler tous ses faits et gestes, c’est l’en empêcher. L’autoritarisme passe toujours par la tentative d’exercer sur l’autre une violence morale : vouloir dominer, contraindre, imposer…

Elizabeth, 35 ans, en témoigne : « Pendant des années, mon ex-mari m’a asséné de soi-disant conseils sur la vie et les autres… Ce n’étaient, en fait, que des jugements de valeur érigés en loi universelle et destinés à me maintenir dans la soumission. »

En empêchant quelqu’un de développer ses propres opinions, on le maintient dans un état de dépendance pour garder le pouvoir sur lui. C’est le contraire du bon exercice de l’autorité où l’affirmation de soi a pour objectif de donner à l’autre les moyens de s’affirmer à son tour, et, en construisant une relation égalitaire, de l’autoriser à nous dépasser. Etymologiquement, "auctoritas" signifie ce qui donne confiance à l’autre en lui permettant de devenir "auctor", c’est-à-dire acteur de sa vie.

L’expression de l’agressivité

Pour Stéphanie Hahusseau, psychiatre, le recours à l’autorité abusive fait écho à notre vécu : « Lorsque nous étions enfant, on s’est le plus souvent adressé à nous de façon agressive et autoritaire, en nous imposant des jugements de valeur ou en nous caractérisant à partir d’un seul comportement. » Adultes, nous reproduirons cette attitude.

Un moyen de se rassurer

« En tant que parent, je dois dominer », « Un patron n’a droit à aucune faiblesse »… Les personnes autoritaires ont toujours des arguments. Ces affirmations sont en fait des interprétations erronées de la réalité, construites au fil de leurs expériences et érigées en "diktats de vie". Plus une personne est vulnérable et angoissée, plus elle puisera dans ces "règles" des repères pour se rassurer et se situer dans la vie.

La meilleure défense, c’est l’attaque

« Notre chef de service est surnommé “l’adjudant”. Lorsqu’il entre dans notre bureau, c’est en hurlant ! confie Anne-Marie, rédactrice dans une agence de publicité. Résultat : on le déteste tous, mais en silence. Et lui croit qu’on le respecte ! » « L’autorité abusive est l’expression d’un état émotionnel face à ce que l’on ressent comme une menace pour son identité, explique Catherine Aimelet-Périssol. Certains choisissent la fuite, d’autres écrasent leurs interlocuteurs par peur d’être dépassés ou de ne pas être reconnus et considérés à leur juste valeur. »
Dans les deux cas, cette attitude provient d’une image de soi défaillante. L’agressivité semble alors la seule arme pour exister.

Que faire ?

Décider de changer
Pourquoi changer quand nous sommes en position de supériorité ? D’abord, l’allégeance des autres n’est pas éternelle. Les destins des dictateurs ne sont pas sûrs… Ensuite, notre attitude nous condamne à la solitude. Sortir du rapport dominant-dominé, c’est découvrir la communication avec l’autre.

Se libérer de ses émotions
L’agressivité et la colère qui sous-tendent l’autoritarisme viennent d’un trop-plein d’émotions, dont il est possible de se débarrasser par une activité physique. Un bon moyen d’éviter qu’elles ne se libèrent par l’agressivité.

Se réapproprier son histoire
En repérant les circonstances dans lesquelles nous avons été soumis à un manque de respect, il s’agit de comprendre comment nous avons été amenés à reproduire ce comportement.

Etre indulgent avec soi
Exprimer ses émotions permet d’écouter sa souffrance d’enfant et de réparer. Le but : être plus juste et compréhensif avec soi pour le devenir avec les autres.

Réapprendre à communiquer
Remplacer les affirmations péremptoires par des critiques constructives aide à apprendre le respect de l’autre. Exclure des réflexions comme « Tu es un incapable » ; dire plutôt « Cela ne me va pas quand tu fais ceci… » La relation est plus authentique si on s’implique.

Conseils à l'entourage

S’il semble parfois "confortable" d’avoir sous son toit un "meneur", le dirigisme dont il peut faire preuve à l’égard de ses proches, femme et/ou enfants, est susceptible de provoquer la perte de toute confiance en soi. Il faut savoir qu’entrer dans un rapport de force avec lui ne résoudra rien. Au mieux (!), il ira chercher une autre victime, au pire, la relation explosera. Mais rester dans une obéissance inconditionnelle n’est pas mieux.
Il faut oser dire non, refuser d’être toujours disponible, faire valoir son point de vue avec calme et détermination. Autrement dit, prouver à "l’apprenti dictateur", par son propre exemple, qu’il est possible de s’affirmer et d’exister autrement que par l’agressivité et la violence à l’égard des autres


http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/Je-suis-trop-autoritaire


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:51



Se mentir à soi-même pour mieux mentir aux autres

Tromper peut être utile. Dans le règne animal, la tromperie est ainsi partout. 
La lotte attire ses proies grâce à un appendice en forme d’appât qui pend au bout de 
ses mâchoires ; des papillons comestibles dissuadent les prédateurs en adoptant 
les couleurs d’espèces vénéneuses ; 
certains coucous s’épargnent la lourde tâche de veiller sur leur progéniture en pondant subrepticement leurs œufs dans les nids d’autres oiseaux… La « course aux armements » que se livrent ainsi les animaux pour se tromper les uns les autres ou pour ne pas se faire avoir expliquerait une partie de leur complexité. Le biologiste Robert Trivers, qui a joué un rôle important dans l’émergence de la sociobiologie dans les années 1970, avance dans ce livre qu’il en serait de même pour la psychologie humaine. Nous serions 
des menteurs invétérés. Notre gros cerveau ferait de nous des maîtres de la dissimulation, du mensonge et de la fourberie. Enfant, 
avant même de savoir parler, en pleurant, 
nous apprenons déjà à manipuler ceux qui s’occupent de nous. Adulte, nous nous attribuons davantage de qualités que nous n’en avons en réalité. De même, nous racontons les histoires qui nous arrangent et nous prenons peu en compte ce qui pourrait les contredire. Comme dans le règne animal, cette propension au mensonge aurait une utilité. Elle nous permettrait de paraître plus importants et de mieux séduire. Du coup, estime R. Trivers, il est logique que cette tendance ait été sélectionnée.
Mais bien mentir n’est pas facile. Il faut par exemple inventer une histoire fausse ; elle doit être plausible ; elle ne doit pas contredire ce que les autres savent ; il faut s’en souvenir. Cela demande un effort certain et un grand contrôle de soi. On risque d’être nerveux, agité et de transpirer. Rien de tel pour se faire repérer. Or pour que le mensonge soit utile, il ne faut pas qu’il soit détecté. Pour éviter de se faire repérer, il y aurait toutefois une astuce : se mentir à soi-même ! En effet, plus on croit à ses propres mensonges, moins ils ont de chance d’être pris pour tels, et plus on pourra en tirer profit. Ce qui conduit R. Trivers à sa thèse principale : notre évolution biologique aurait favorisé une tendance à se mentir à soi-même pour mieux mentir aux autres.
Cette thèse est-elle crédible ? Difficile à dire. L’ouvrage est confus. R. Trivers saute un peu du coq-à-l’âne et ne va pas jusqu’au bout 
de ses raisonnements. Il développe des commentaires inutilement longs sur les effets de l’hypocrisie en politique et passe trop de temps à évoquer les moments de sa vie où il s’est menti à lui-même. Bref, ce n’est pas un livre d’une très bonne facture. Cela dit, il a le mérite de nous inciter à nous demander si nous n’avons pas systématiquement tendance à nous mentir à nous-mêmes. Si c’était le cas, cette conclusion aurait bien sûr une incidence sur notre façon de nous percevoir en tant qu’individu. Mais elle pourrait également nous conduire à nous interroger sur notre vision du monde. En effet, si nous nous mentons à nous-mêmes sur les raisons qui nous poussent à préférer ou à rejeter telle théorie plutôt que telle autre, la pertinence de nos choix théoriques se pose. Ironiquement, cette interrogation pourrait aussi s’appliquer à la thèse de R. Trivers elle-même. Quelles sont les vraies raisons, au-delà de celles que nous pourrions invoquer, qui nous poussent à la trouver ou non convaincante ? À défaut de répondre à cette question, on saura gré à R. Trivers d’avoir passé en revue nombre d’arguments en faveur d’une thèse troublante.

https://www.scienceshumaines.com/se-mentir-a-soi-meme-pour-mieux-mentir-aux-autres_fr_29435.html


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:55

Personnalité multiple

Trouble controversé, défini au sens strict par l'existence chez une même personne, surtout une femme, de deux ou plusieurs états de personnalité distincts, l'un d'entre eux se manifestant classiquement seul à un moment donné. Dans chacun, la patiente se comporte comme si elle n'avait aucun souvenir en rapport avec les autres états.

Affection identifiée au début du XIXe siècle, puis tenue pour un simple effet de suggestion avant d'être reconnue comme autonome depuis une trentaine d'années et classée parmi les troubles dissociatifs (de conversion). Dans le DSM-IV, elle est appelée : "trouble dissociatif de l'identité (précédemment personnalité multiple)". Le partage simultané du contrôle par deux ou plusieurs personnalités est désormais admis.
Très rare en France, cette pathologie s'est beaucoup étendue aux États-unis. Elle pose notamment le problème d'une contagion mentale par suggestion, d'un trouble authentiquement hystérique et celui d'un effet iatrogène lié à une "remémoration", à l'âge adulte, de traumatismes psychiques graves, notamment d'abus sexuels. Ceci, après relation psychothérapique, par levée présumée de la répression. On a même observé rétrospectivement des conflits majeurs, y compris pénaux, avec la cellule familiale d'origine.


http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Personnalite-multiple


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 19:59

 Topic dédié aux troubles mentaux considérés comme les plus graves par les psychiatres & les psychologues, dont souffrent les individus qui de ce fait sont encore plus dangereux que les psychopathes, à savoir : les Manipulateurs, Pervers Narcissiques.


Manipulateurs, pervers narcissiques : qui sont-ils ?


Les manipulateurs, ou pervers narcissiques, ne représenteraient que 2 à 3 % de la population, mais côtoyer l’un d’entre eux se révèle le plus souvent destructeur. Souvent difficiles à repérer, ce sont des personnalités hautement toxiques. Qui sont-ils ? Comment les reconnaître ? S’en protéger ? Eléments de réponse.

On les appelle manipulateurs ou encore, pervers narcissiques. Ils peuvent être un conjoint, un proche, un patron, un(e) collègue, un(e) ami(e). Séduisants, sympathiques, parfois réservés, ils plaisent par leur côté charmeur et flatteur. Mais très vite, à leur contact, un malaise s’installe. Et leurs victimes entrent dans une spirale infernale de culpabilisation et de dévalorisation. Véritables dangers pour notre intégrité physique et mentale, les manipulateurs sont des personnalités narcissiques qui représentent, selon Isabelle Nazare-Aga, auteure des Manipulateurs sont parmi nous (éditions de l’Homme, 1997), 2 à 3% de la population. Nous sommes donc tous amenés à croiser un jour, si ce n’est pas déjà fait, une personne atteinte de cette pathologie. « Souvent, j’entends dire qu’après tout, nous sommes tous un peu manipulateurs. Non, de la même façon que l’on ne peut pas dire que nous sommes tous des menteurs ou des schizophrènes. Il y a une grande différence entre faire de la manipulation de temps en temps et être manipulateur. » La raison d’être de ces derniers ? « Se rendre valables en nous écrasant pour se sentir supérieurs. Ils sont comme des virus. Ils distillent le mal auprès de plusieurs victimes à la fois - leur époux(se), leurs enfants, le boulanger…- Vous n’êtes qu’un pion sur lequel ils s’appuient pour se valoriser ».

Des comédiens nés

Esperances, 53 ans, a longtemps vécu avec un manipulateur. « Je revois son visage fermé, glacial. Je me souviens de ses silences prolongés, de ses petites phrases assassines. Chaque jour, il me rabaissait, m’humiliait, tout en prétendant vouloir mon bonheur. De l’extérieur, les autres me regardaient d’un air envieux, pensant que je vivais avec l’homme idéal ». Le propre des manipulateurs ? Ils ont plusieurs visages. Ils peuvent être extravertis, bons vivants, séducteurs, cultivés, altruistes, ou plus timides mais aussi autoritaires et tyranniques… Et passent d’une facette à l’autre en quelques secondes à peine. « Si vous les avez contrariés, ils peuvent par exemple passer en un instant d’une profonde tristesse à une fureur terrible. A côté de cela, ils ont évidemment des côtés positifs, ils peuvent être très drôles, très originaux… Mais c’est pour mieux vous manipuler. »

Des personnalités toxiques

Mais difficile, le plus souvent, de reconnaître les personnalités hautement toxiques qui se cachent sous ces différents masques. Isabelle Nazare-Aga a ainsi déterminé trente caractéristiques qui le permettent – sachant qu’elle qualifie de manipulateur un individu qui agit au moins selon 14 critères de cette liste -. Parmi eux : culpabilisation, critique et dévalorisation des autres, report de sa responsabilité sur eux, communication floue, changement fréquent d’opinions, mensonges, jalousie… « Si vous avez le sentiment de ne plus être libre, si vous parlez constamment d’une personne quand elle n’est pas là, et si en sa présence, vous n’êtes pas serein, ou que vous vous comportez comme un petit garçon ou une petite fille et plus comme un(e) adulte, vous avez probablement affaire à un manipulateur. De même pour ces gens dont vous mettez cinq jours à vous remettre d’un simple appel de leur part. »

Des experts en séduction

« Au début, j'ai cru rencontrer l'homme de ma vie, se souvient Angéline, 45 ans. Il aimait tout ce que j'aimais, voulait toujours me faire plaisir, et était, sur le plan sexuel, complètement à ma disposition. » Derrière ces attentions, ces flatteries et ces (fausses) promesses, se cache, pour Christel Petitcollin, psychothérapeute et auteure de Echapper aux manipulateurs (Guy Tredaniel, 2007), un véritable enjeu pour le manipulateur. « Il va chercher à capturer le rêve secret qui sommeille au fond de nous. Tous, nous en caressons un : avoir une vie de famille, faire du cinéma... Lui va nous faire croire que c’est par son intermédiaire que nous pourrons le réaliser. Et pourra, par la suite, nous tenir par ce rêve ».

Puis vient le moment où le manipulateur tombe le masque. Disparu l’employé modèle, la femme merveilleuse ou le père parfait. Ce moment-là, tous les patients de Christel Petitcollin s’en souviennent avec précision. Parfois le jour de la fin d’une période d’essai, d’un mariage, d’un emménagement, d’un test de grossesse positif… Le jour où le conte de fées a soudain viré au cauchemar. Et où ont commencé dénigrement permanent et humiliations quotidiennes. « La victime va se mettre alors à redouter les représailles, à culpabiliser quand l’autre n’est pas de bonne humeur, à s’interdire par exemple de sortir avec ses amis, de peur qu’il/elle ne le lui fasse payer. Et à ne plus vivre que dans la peur de le mécontenter ».

Des personnes sans affect

Les manipulateurs ont-ils d’ailleurs conscience du mal qu’ils provoquent ? « Non, répond Isabelle Nazare-Aga. Mais de l’influence qu’ils ont sur autrui, oui. » Pour Christel Petitcollin, cette pathologie s’explique par une « immaturité figée. » Selon elle, les pervers narcissiques seraient comme coincés dans l’enfance. « Ce sont des adultes qui ont les mêmes réactions qu’un enfant de 5 ans qui aime arracher les pattes des mouches sans réaliser que cela lui fait mal. Ils ne sont pas capables de voir la souffrance de l'autre. Ils ne le respectent pas et vont chercher à satisfaire leurs besoins à ses dépens ». Après plus de vingt ans passés à étudier la question, Isabelle Nazare-Aga est d’ailleurs formelle : « les manipulateurs n’aiment personne ».

Des manipulateurs dès le plus jeune âge

Mais naît-on ou devient-on manipulateur ? Isabelle-Nazare Aga a pu observer des manifestations des trente caractéristiques qui lui permettent d’identifier un manipulateur chez de très jeunes enfants. « Mais il n’y a pas de profil. Il ne s’agit pas que d’enfants qui n’ont pas été aimés par leur père ou leur mère. Le plus souvent, j’observe plutôt des enfants rois, admirés, respectés et craints, car si jeunes manipulateurs. » A cet âge, il est encore possible de tenter de les changer. Après, il est trop tard, selon la thérapeute. Même son de cloche chez Christel Petitcollin. « Surtout, ils ne veulent pas changer. Ils sont persuadés qu’ils détiennent la vérité. Il n’y a jamais de remise en cause. Ils sont dans des mécanismes de déni effrayants. »

Des personnes à fuir

Face à eux, l’attitude recommandée est… la fuite. « Il faut savoir que dans le cas d’un couple par exemple, tout espoir de vie maritale heureuse et harmonieuse est vain, explique Isabelle Nazare-Aga. En règle générale, il vaut mieux éviter tout contact avec les manipulateurs. On y perd son énergie et son âme. » Autre solution, pour ceux qui sont forcés d’avoir affaire à eux : la contre-manipulation. « Il ne faut plus communiquer de manière normale. Employer des phrases courtes, floues, faire preuve de beaucoup d’humour et d’ironie. L’important, c’est de montrer à travers ses réponses que l’on n’est pas blessé émotionnellement. Mais cela ne marche pas au long cours. C’est de la survie, pour éviter les disputes permanentes. » A condition de bien préparer son départ (photocopier les papiers importants, ouvrir un autre compte…), il est possible de quitter un manipulateur. Esperances a réussi, « non sans mal ». « Aujourd’hui, je me reconstruis petit à petit, indique-t-elle. Je ne sais plus ce qu’est le désir, je n’ai plus confiance dans les hommes. Mais je suis partie. »

"Chacun de nous peut être victime d'un manipulateur"

Pourquoi certains tombent-ils dans les filets de manipulateurs et pas d’autres ?
Isabelle Nazare-Aga : Nombreux sont ceux qui ne conçoivent pas que les manipulateurs puissent exister, qu’une mère veuille détruire psychiquement ses enfants, ou un conjoint, sa femme. Beaucoup de personnes ont du mal à accepter que la méchanceté puisse aller jusque-là. Il y a aussi ceux qui ignorent l’existence de ces personnalités. Et ensuite, des personnes qui manquent d’estime, d’affirmation d’elles-mêmes ou qui, en amour, sont en situation de dépendance affective. Ce sont des proies vulnérables.

Pouvons-nous tous être victimes d’un manipulateur ?
Absolument. Selon mon calcul, fait à partir de mes groupes de formations sur les relations personnelles difficiles dans les entreprises publiques sur plusieurs années, seuls 10% des gens seraient indifférents à toute manipulation. C’est très rare de ne ressentir aucune émotion quand on nous menace, nous culpabilise, nous déprécie.

En quoi le soutien de l’entourage est-il primordial lorsque l’on a affaire à un manipulateur ?
Être victime crée une énorme confusion mentale. Un bouleversement émotionnel qui empêche toute pensée fluide, rationnelle. Deux amis suffisent. Mais il est aussi bon d’aller voir un psychothérapeute très averti.


lu sur  : https://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=18&t=10753

source :   http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-psy/Articles-et-Dossiers/Manipulateurs-pervers-narcissiques-qui-sont-ils


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Sam 26 Aoû - 20:01

L'art de rejeter la faute sur les autres

Tristesse, colère et peur sont des sentiments qui nous poussent à chercher un coupable à un problème. Mais être mature ça signifie arrêter de rejeter la faute sur les autres, non ?

Une personnalité orgueilleuse aura du mal à reconnaître ses erreurs en se pensant supérieur aux autres, et remettra toujours la faute sur les autres. Mais il n'y a pas que des personnes avec ce type de personnalité qui ne souhaitent pas se remettre en question, craignant des retombées ou se protégeant en rejetant la faute sur les autres. Pourquoi se rendre responsable alors que les autres peuvent l'être ? Que cache le fait de ne jamais vouloir assumer et être responsable ? Pour quelles raisons ces personnes se victimisent et ne se sentent pas responsables ?

Enfant, nous sommes protégés par nos parents, ce sont eux qui sont chargés de nous. Ils nous protègent et prennent soin de vous, mais en grandissant nous apprenons que ce confort et cette sécurité nous en sommes le principal garant pour gagner sa liberté. En assumant totalement ses choix, ses décisions, nous menons notre propre vie comme nous l'entendons. Nous devenons l'acteur de notre propre vie. Tout commence par trouver un travail pour subvenir à ses besoins, puis nous apprenons par la suite à mener nos liens affectifs avec les autres comme nous l'entendons et à nous occuper de notre santé mentale. Nous apprenons peu à peu, à notre rythme, à nous responsabiliser.

C'est là que tout se joue, et qu'il faut faire la différence entre grandir et mûrir. Si le temps passe pour tout le monde, nous grandissons inexorablement, mais la manière dont nous gérons cette responsabilité sur notre vie détermine notre maturité. Prendre ses responsabilités sur ce qui nous arrive, c'est ça la maturité.

Pourquoi rejeter la faute sur les autres ?

Si ce n'est pas en se déchargeant sur l'autre de sa faute que l'on se décharge de sa culpabilité, nous utilisons différentes stratégies pour ne pas avoir les torts pour nous. Mais pourquoi ?

Être coupable, c'est se rendre fragile aux yeux des autres et de nous. Se remettre en question est donc difficile, on est pris en défaut dans ces moments-là et notre image de nous est altérée. Il faut alors endosser la responsabilité, mais pouvons-nous nous décevoir nous-même ? Nous préférons alors que cela soit la faute du voisin pour nous économiser des pensées douloureuses et une mauvaise estime de soi.

Il est possible aussi que nous ayons peur des conséquences, que ce soit perdre l'estime ou l'amour d'une personne, ou de nous retrouver seul. Nous détestons nous sentir rejeté, imparfait ou déplaisant. Chacun préfère donc anticiper en cas de faute pour éviter la sanction, et les excuses que nous nous trouvons sont souvent nombreuses.

Il existe aussi un autre mécanisme qui consiste à se défendre inconsciemment en utilisant la projection. Cette technique revient à reprocher à l'autre ce qui nous appartient mais que nous refusons d'admettre, que ce soit un trait de caractère, un sentiment ou un impair. On projette donc sur l'autre ce qui ne nous plaît pas en nous.

Pour dépasser ces différentes stratégies conscientes ou inconscientes, il faut accepter sa vulnérabilité. Personne n'est parfait, et nous sommes tous vulnérables avec nos défauts et nos erreurs. Les admettre c'est se rendre plus fort et s'alléger. Osez ressentir de la culpabilité vous permettra de vous familiariser avec et d'accueillir les émotions en lien. Il faut s'autoriser à les ressentir pour ne plus se juger, et être à l'écoute de soi. Demandez-vous ce qui va se passer si vous êtes reconnu coupable et cela vous aidera à mieux comprendre votre scénario intérieur.

Ça signifie quoi mûrir ?

Grandir et mûrir, c'est apprendre indéniablement. On ne peut pas apprendre sans se tromper, comme pour les mathématiques, le français, il faut s'entraîner et pratiquer pour devenir meilleur. Le processus d'apprentissage suppose donc que l'on se trompe pour passer par un processus complexe de réflexion et d'analyse des faits. Et c'est là que nous avons tendance à pointer du doigt des raisons externes pour justifier nos erreurs. Notre esprit va alors chercher des coupables.

Pour preuve, quand nous nous cognions dans un objet dans une pièce, nous nous demandons que diable fait-il là. On critique alors directement la personne qui aurait pu la mettre ici ou directement l'objet en question. Ce processus est naturel, et est généré par la frustration. Mais parfois l'obstacle qui se dresse sur notre chemin est plus important qu'un objet. Que se passe-t-il quand vous n'êtes pas d'accord avec un ami ? Que vous ne réussissez pas à un examen ? Que vous échouez au Code de la route ? Quand vous avez des problèmes de communication dans votre couple ? Et les exemples sont nombreux...

Quand on ne réfléchit pas, on aura tendance à penser que c'est l'autre le problème, car il se heurte à nous. Vos émotions vous dominent à ce moment-là, et vous recherchez un coupable qui est tout trouvé dans votre esprit. On rejette alors la ou les fautes sur les autres, sur les circonstances ou encore sur vous-même. Stop ! Arrêtez-vous deux secondes et demandez-vous à quoi cela sert réellement de trouver un fautif ? Une fois le coupable trouvé, qu'est-ce que cela vous apporte ? Quand on se focalise à accuser les autres ou s'accuser, on se concentre sur des attitudes et émotions négatives comme la tristesse, la colère, la frustration ou encore la rancœur mais nous n'avançons en rien. Au contraire, cela nous rend malheureux.

Si vous travaillez plutôt sur la solution, à chercher comment changer la situation, vous comprendrez très vite qu'au-delà de perdre du temps à chercher le coupable, vous verrez qu'il est possible de résoudre la situation et de travailler sur celle-ci.

C'est cela mûrir, dépasser ses émotions pour chercher à comprendre d'où vient l'erreur et comment la réparer ou s'améliorer pour la prochaine fois. Quand vous chercherez un coupable la prochaine fois, pensez à vite tourner la page pour laisser les émotions négatives venir sans s'installer, et à chercher des solutions au lieu de coupables. Cela vous permettra d'atteindre de nouveaux objectifs et de laisser ces émotions négatives derrière vous.

La solution se trouve en vous, et personne d'autre ne peut la changer. Laissez les autres vous corriger, mettez votre fierté de côté et restez sincère envers vous-même pour l'être ensuite envers les autres. Osez dire "je me suis trompé", et cette phrase vous semblera de plus en plus facile à dire avec le temps.


https://www.psychologue.net/articles/lart-de-rejeter-la-faute-sur-les-autres


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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Dim 27 Aoû - 10:27

Admin a écrit:
Le syndrome de Procuste

Le Syndrome de Procuste est un mal très répandu aujourd'hui qui frappe les personnalités qui proclament leur cartésianisme comme d'autres leurs conquêtes sexuelles. Il se caractérise par l'atrophie de l'imagination et de la créativité, par une incapacité à penser de manière analogique et par une tendance à vouloir tout "formater" selon leurs propres critères, sous couvert d'un prétendu rationalisme. La Raison, la Science et la Vérité sont souvent pris en otage par ces individus psychologiquement hyperrigides.

Le syndrome de Procuste tire son nom de ce célèbre aubergiste de la mythologie grecque qui allongeait de force ceux parmi ses hôtes qui ne rentraient pas dans le lit qu'il leurs proposait, et qui coupait les membres de ceux qui en dépassait. Ce mythe illustre parfaitement cette tendance universelle à déformer (ou nier) des faits pour les faire concorder avec une orthodoxie rationnelle ou religieuse.

Les nouveaux Procustes sont souvent, mais pas obligatoirement, gestionnaires, comptables, administrateurs, religieux ou scientifiques. Ils exercent leur pouvoir tyrannique dans les administrations ou les grandes entreprises, au sein desquelles leur tendance à vouloir jouer les petits-chefs peut amplement s'exprimer. Autoritaires et castrateurs, ils abusent de leur position dominante en obligeant leurs subordonnés à "rentrer dans le rang". Ils usent de la critique en abondance car ils veulent toujours avoir raison et forcer les autres à accepter leurs arguments. La mauvaise foi est ainsi une seconde nature pour ce type d'individus. Ils se targuent de posséder une logique à toute épreuve, même quand les faits leurs donnent tort. Leur propension à déformer ou nier la vérité les rend dogmatique et parfois dangereux. Ceux qui s'opposent à eux ou mettent en doute leur rationnalité courent le risque d'être psychologiquement excommuniés, intellectuellement discrédités et socialement persécutés.


https://www.paradigme.ch/pages/procuste.html





Chaque expression donne lieu à un récit tiré des sources de la mythologie grecque. Puis le sens se dévoile par l'analyse de l'expression et de ses usages pour finir sur une interprétation qui relie mythe et philosophie

Le Lit de Procuste
20 expressions expliquées par les mythes
Connaissez-vous Procuste ? L'aubergiste grec, que Thésée croisa – et occit – sur le chemin de Trézène à Athènes, a rencontré, au cours des temps, un succès sans égal.
 

Un logiciel d'orthodontie porte son nom ; les administrations procustent les noms de famille, et l'ordinateur votre code secret.
 

Les personnages de la mythologie renvoient à des catégories universelles ; chacun nous raconte une part de notre humanité.
 

Auteur : Hélène Soumet
Editeur : Nomad Education
Sous la direction de Laurence Brunel
Illustrations : Ugo pinson
152 pages
Prix de vente : 12,90 €
En librairie en novembre 2012 
ISBN : 978-2365320245 
 
LE MYTHE (extrait...)
….Sur le Mont Corydalle, une paisible auberge attendait  le voyageur fatigué. Thésée s’y installa, partagea le délicieux repas de l’aimable aubergiste  Procuste et  but le vin parfumé en contant ses exploits. Au moment du coucher, étrangement, l’hôte lui proposa un lit bien trop petit pour lui. Thésée hésita un instant puis, confiant dans la faveur des dieux,  s’allongea en se recroquevillant sur la couche couverte de douce laine.  Mais,  dans la nuit baignée de lune, l’hôte s’approcha  silencieusement du dormeur, le  sourire  avait  quitté  son visage. Il cherchait  à lier Thésée aux montants du lit. Notre jeune héros, éveillé par le danger,  se mit à feindre  un  sommeil profond et la vigilance de l’aubergiste diminua. Procuste  se retourna pour  saisir une corde quand Thésée, plus rapide que l’éclair, le prit à la gorge.  Victorieux après une brève lutte, Thésée attacha Procuste sur le lit et le pressa de questions.
- Ce sont les dieux qui me poussent, avoua  Procuste, ils veulent que je raccourcisse ceux qui sont trop grands, alors je les découpe et que j’étire ceux qui sont trop petits alors je les écartèle. Pitié, pitié, je te donnerai ma fille aux belles tresses  et  aussi mon auberge,  supplia ce monstre
 Thésée sourit :
-ô mortel sans vertu, ton auberge ne saurait convenir au fils d’un roi. Quant à ta fille belle comme le jour,  je me passerai de ta permission…  
INTERPRETATION DU MYTHE (extrait...) 
Voici une histoire  aberrante !   Aberrante et ridicule car Procuste cherche à faire correspondre chacun des malheureux voyageurs à la dimension d’un lit qu’il choisit trop petit ou trop grand. Cette  dimension  ne correspond à rien. Une autre version du mythe le confirme  qui  relate un unique  lit qui n’est à la mesure de personne. Eclairé par les tristes faits de notre histoire, le récit  de Procuste témoigne de la  sagesse des anciens.
Ce mythe suggère que  l’idée d’une norme pour l’humanité est sans fondement et   purement arbitraire. Il n’existe  pas de moule dans lequel chacun puisse se couler. Le lit de Procuste  dévoile  notre mystérieuse nature  humaine, nous rappelle la diversité des hommes et des cultures et éclaire l’idée fondamentale de liberté. Les hommes ne sauraient être modelés.
Toutes les utopies totalitaires qui reposent sur l’idée d’une humanité pré- définie, s’écroulent et montrent, sous l’éclairage de ce mythe, leur vrai visage : celui d’une absurdité incommensurable et aussi hélas, comme Procuste, celui d’une infinie cruauté,  visage de celui qui anéantit tout ce qui s’écarte d’une  norme absurde… 
USAGE DE L’EXPRES​SION(extrait...) 
Ce mythe se révèle fertile en transpositions parfois surprenantes :
En mathématique : L’analyse procustéenne s’utilise pour l’étude de la distribution statistique des formes.
En biologie : On reprend l’idée de la norme pour comparer des formes vivantes : il faut donner la même taille à l’ensemble des spécimens avant d’effectuer des calculs.
En informatique : Procuster signifie tronquer. Dans un formulaire, lorsque les termes trop longs sont coupés ou les patronymes trop longs, on « procuste » : on coupe. Cela signifie également masquer : nombres masqués par des étoiles ou des points dans les codes confidentiels.
Orthodontie : La céphalométrie (mesure du crâne) a recours à des normes, un des logiciels des orthodontistes se nomme: Procuste! Souffrons pour avoir tous le même sourire! 


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O de Gouges



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MessageSujet: Re: Psychologie/psychiatrie .   Mer 30 Aoû - 15:15

Certaines de ces pathologies se retrouvent chez des foromeurs qui peuvent à loisir s'y adonner du fait qu'ils se cachent derrière un pseudo et un écran , dans la vie réelle ils auraient souvent un poing qui viendrait leur caresser le visage et la mâchoire .
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