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 Alstom risque des milliers de suppressions de postes

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CALLO

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MessageSujet: Alstom risque des milliers de suppressions de postes   Mer 11 Oct - 15:35

Alstom risque des milliers de suppressions de postes

11/10/2017 à 06h14  




   
[*]Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire chez Alstom le 29 septembre dernier - FRANCOIS LO PRESTI / AFP  



Le marché ferroviaire français va s’effondrer de 30% d’ici 2020. Le mariage d’Alstom et Siemens pourrait générer entre 2000 et 3000 doublons entre les deux entreprises.



L’avenir s'assombrit pour Alstom. Le marché français du ferroviaire entame cette année une dégringolade plus forte que prévu. Il y a un an, les industriels du secteur, parmi lesquels Alstom, Bombardier et Siemens, anticipaient une baisse de 20% des commandes de trains, métros et tramway à horizon 2020. Une forte baisse pourtant atténuée par les commandes de l’État pour alimenter l’usine d’Alstom à Belfort. Mais ces prévisions s’avèrent aujourd’hui trop optimistes. Retards d’appels d’offres de RER, commandes non sécurisées de trains régionaux… Bruno Le Maire a souligné que les 20 locomotives que SNCF Réseau devait commander n’étaient toujours pas financées.
Les mauvaises nouvelles s’accumulent. Au point que la Fédération des industries ferroviaires (FIF) publiera dans quelques semaines une forte révision de ses perspectives. Elle anticipe désormais une baisse d’au moins 25% et jusqu’à 30% à l’horizon 2020. Une chute vertigineuse qui a sûrement poussé Alstom à accélérer son mariage avec Siemens. Et qui fait peser une réelle menace sur l’emploi.

D’importantes synergies sur les effectifs



La réalité est bien là: "Il y aura évidemment des réductions de postes car le marché est en crise pour les dix prochaines années, confie un proche d’Alstom. C’est pour cela que les deux groupes se sont engagés à maintenir l’emploi en France et en Allemagne pendant quatre ans". Entre 2000 et 3000 postes pourraient être touchés selon le niveau de charge des usines en France, estime cette source. À ce jour, la charge est assurée pour les deux années à venir, notamment grâce aux commandes de 15 TGV de l’État il y a un an. "Nous saurons en 2019 quelle sera la charge des usines à l’horizon 2022", explique un autre cadre d’Alstom. 2022 sera la date limite de l’engagement du groupe pour préserver les sites français.
Les ambitions financières d’Alstom et Siemens parlent d’elles-mêmes. Les fameuses synergies cachent inévitablement des coupes dans les emplois. "L’essentiel des 470 millions d’euros de synergies seront réalisées sur les baisses d’effectifs, décrypte un bon connaisseur. À 150.000/200.000 euros d’économies de coûts par poste supprimé, on atteint vite les 2000 suppressions de postes". En ligne de mire, la pérennité de l’usine de Belfort n’est toujours pas assurée. Il y a un an, Alstom prévoyait de transférer la production de ce site à Reichshoffen, en Alsace. "Depuis, l’activité s’est dégradée, note un proche du groupe. Il n’y a pas de raison que ce projet ne se justifie plus".

Des départs volontaires



Il y a deux semaines, le PDG d’Alstom s’est engagé à ne pas licencier pendant quatre ans. "Mais en fonction des plans de charge, l’emploi pourrait baisser dans certains sites, a reconnu Henri Poupart-Lafarge sur BFM Business. Si ça arrive, nous le ferons de manière volontaire et pas forcée". Auditionné ce mercredi à l’Assemblée nationale et au Sénat, il répondra aux parlementaires, échaudés par le vif échange entre Bruno Le Maire et le député de gauche Boris Vallaud, mercredi dernier.
Le ministre de l’Économie avait assuré début octobre lors d’un déplacement sur un site d’Alstom à Valenciennes qu’il n’y aurait "aucune suppression d’emplois et aucune fermeture de site". Une promesse que le député de gauche Boris Vallaud a farouchement critiquée. "Il y a des études à Bercy qui chiffrent précisément le nombre d’emplois potentiels menacés" a lâché celui qui était directeur de cabinet d’Arnaud Montebourg entre 2012 et 2014 puis secrétaire général adjoint de l’Elysée. "Les vrais doublons sont davantage avec Bombardier qu’avec Siemens" a répondu Bruno Le Maire, sous-entendant qu’il y en avait tout de même avec le groupe allemand.
Matthieu Pechberty
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